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Seize ans, c'est zen (ou pas ...)
2025-12-30
19:45:21
Fragile Lueur Océane
Ces enfants qu'on chérit, qu'on cajole et caline,
Fleurissent prestement sous nos yeux démunis.
On veut le retenir mais le temps nous puni :
Leur aurore est déjà d'innocence orpheline.
Ses enfants, on les voit mûrir quand on décline.
Mais quand ils se pensent du danger prémunis,
Qu'ils nous toisent de haut de leurs yeux rembrunis,
L'amour qu'on a pour eux, lui, jamais ne s'incline.
Ces ans ont transformé le lien qui nous unit.
Si tu me vois moins grand, si parfois je fulmine,
C'est toujours ton bonheur dont le poids prédomine.
Seize ans n'ont rien changé : je veux voir réunis
Les anges du bonheur pour veiller ma gamine
Et qu'un sourire exquis chaque jour l'illumine.

La pauvreté de mes rimes
2025-05-02
12:36:01
Tranches de vie
Il paraît que ma plume un parfum insipide
Véhicule en ces lieux sans personnalité.
Pas d'esprit, de talent, d'originalité …
Ce jugement acide est tranchant et limpide.
La sanction m'apparaît excessive et rapide.
Mes mots n'entreront pas dans la postérité.
Les enfants de demain n'iront pas réciter
Mes maux pour un bon point. Je ne suis pas stupide.
Je ne suis ni Rimbaud, ni Hugo, ni Verlaine.
Mais ma poésie est-elle en soi si vilaine ?
Mes vers méritent ils un constat si cruel ?
Et si je n'émeut pas les nobles châtelaines,
Que m'importe après tout ! Sur mon dos tonds la laine !
Mes vers ont enrichi mon coeur spirituel.

Les passions aveugles
2025-04-27
15:32:24
Tranches de vie
A tous les carrefours de mon humble existence,
J'ai croisé des oiseaux venus me siffloter
La sincère affection dont ils m'ont fagoté.
Sympathique attention, appréciable en substance …
Arrive alors l'instant où, avec insistance,
ça persifle à foison et s'en vient chipoter.
Un nouveau pull on vient soudain de me tricoter
Qui ne ressemble en rien au sceau de mon essence.
Erreur de jugement, mensonge ou illusion,
Vous aime-t-on vraiment sans quelque confusion ?
L'affection qu'on vous porte ne vaut pas en soi-même.
Elle étouffe au moment où vient à profusion
Le reproche excessif de la fausse adhésion.
Il faut que ce soit toi - vraiment toi - que l'on aime.

L'adieu de tes yeux
2025-04-26
15:13:48
Tranches de vie
L'amour sifflotait
Ses mots facétieux.
Il nous chuchotait
D'arpenter ses cieux.
Mais on n'entend plus
L'écho dans nos cœurs
Qui nous avait plu.
Rancœurs.
Dans ton regard,
Mon coeur est déformé.
Mes attentions et mes égards
Sont transformés.
Tu me mords, j'suis pinçant,
On s'éloigne en grinçant.
L'amour n'était
Qu'un air d'été,
Refrain damné
D'un chant fané.
Qu'importent tendresse et complicité,
L'élan du coeur qui te vénère
Est trop plat pour tes yeux irrités,
Trop convenu, trop ordinaire.
Des mois d'amour
Vont en un jour
S'effacer pour toujours.
Dans ton décor,
Je suis retors,
Nos plus beaux accords ont tort.
Dans ton regard,
Mon coeur est déformé.
Mes attentions et mes égards
Sont transformés.
Tu me mords, j'suis pinçant,
On s'éloigne en grinçant.
L'amour n'était
Qu'un air d'été,
Refrain damné
D'un chant fané.
C'est loin de mon âme,
De ses épigrammes,
Que tu vois la trame
De ton doux sésame.
Je n'ai plus la force
De percer l'écorce
Que ton coeur renforce.
Dans ton regard,
Mon coeur est déformé.
Mes attentions et mes égards
Sont transformés.
Tu me mords, j'suis pinçant,
Tout se perd.
Même
Ceux qui s'aiment
L'amour n'était
Qu'un air d'été,
Refrain damné
D'un chant fané.
Et ce murmure
Meurt sous l'armure.

Paradoxe paternel
2024-12-30
19:45:56
Fragile Lueur Océane
J'ai toujours en mémoire un peu de l'inquiétude,
Lors de tes premiers pas, contrariant ma raison.
Tenaillé par la peur, je faisais oraison
Pour qu'aucun accident ne trouble ma quiétude.
J'oubliais que le temps hausserait l'amplitude
Du soucis consumant désormais mes saisons :
Quand au printemps l'oiseau sort de sa couvaison,
L'horizon des dangers croît dans la multitude.
Les sillons entaillant mon front d'incertitude
Gravent dans mon esprit toute la cargaison
Des écueils menaçant l'air de ta floraison.
Mon cerveau chasse alors toutes ces platitudes ...
Quand je vois s'étoffer ton panel d'aptitudes,
Que s'enrichit ton art et ses déclinaisons,
Quand ton sourire embaume un coin de ma maison,
Le bonheur et l'espoir saignent ma solitude.

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